Pourras tu supporter mes hurlements et l'odeur de la merde sur mes vêtements
Quand mes yeux s'évanouiront dans le néant dans l'angoisse de la mort qui plane
Sauras tu me donner un rayon d'espoir me tenir la main malgré la rage que je proclame
Aurais je la chance que tu ne me lâches pas quand je pèserais trop lourd pour moi
Quand le pire sera venu fermeras tu ta porte à mes larmes et mes poings à la fois
Et si ma haine vient à crépiter sur toi recracheras tu les erreurs de mon c½ur aigri
Pourras tu être là même si je ne te vois plus aveuglée par la terreur de mes démons
Verras tu la couleur fanée de mon sourire quand je te parlerais de guérison
Verras tu dans la résistance de mon inertie l'espérance que tu me ramasses
Comme un chien fauché au bord de la route qui mord dans son affliction
Mais qui un jour pourras te bénir de n'avoir pas fui à la vue de ses convulsions
Quand ma souffrance durera même dans tes moments de bonheur
Me puniras tu de ne savoir partager ta vie à la bonne heure
Me puniras tu de ma souffrance.
La vie est une bouillie, mélange subtil de miel et de merde; miel qui attire les abeilles mais les repoussent quand vient la merde.
JT.




